DEPART POUR LA THAÏLANDE

Je vous invite par mes photos vers une destination fascinante et dépaysante : la Thaïlande.

 

Après 11h de vol au départ de Paris, l’arrivée se déroule à Bangkok, la capitale qui regroupe 7 millions d’habitants. Dès la sortie de l’avion, les 1ères impressions ne sont pas vraiment visuelles ; elles sont olfatives. Une chaleur humide vous apporte une constante odeur de friture mélangée à une odeur âcre de canalisations. Malgré cette forte pollution atmosphérique qui barbouille l’estomac, vous ne serez pas déçus du voyage qui en met plein les yeux par la beauté des temples colorés, les marchés culinaires épicés, et par la sympathie qui se lit sur les visages des thaïlandais.

 

 

 

Bangkok a une topographie quelque peu insolite : traversée par le fleuve Chao Phraya, elle s’est constituée à partir d’un important réseaux de canaux, les “klongs”. Tout est organisé par rapport à ces canaux : habitations sur pilotis, marchés flottants, flux d’embarcations de toutes sortes.

 

 

Bangkok présente des architectures de toutes sortes ; les temples contrastent avec les immeubles modernes. Le vieux temple Wat Arun situé sur la rive ouest offre une vue exceptionnelle révélant ce contraste.

Le prang principal, d’une imposante hauteur de 82 m, est décoré de fragments de porcelaine et d’une centaine de statues de démons qui le protègent, et on peut apercevoir à son sommet le trident à sept branches de Shiva. Autour du prang principal, quatre autres plus petits abritent des divinités à cheval, les Nayu. Plus bas, ce sont des statues de lions et des soldats chinois qui montent la garde. Les toits du Wat sont décorés de kinaries, les femmes-oiseaux, avec les mains jointes dans une position de recueillement. Sur les rives du fleuve se trouvent 6 petits pavillons chinois, abritant des représentations de Bouddha durant des épisodes différents de sa vie.

 

 

Pour la curiosité je vous invite à découvrir le marché flottant de Damnoen Saduak, toujours coloré et animé. On y consacre la de vente de fruits et légumes, avec désormais une grande partie dédiée à l’artisanat à destination des touristes, ce qui l’aide à exister jusqu’à aujourd’hui. C’est le plus grand marché flottant de Thaïlande et de ce fait le plus célèbre.

 

 

Le Palais Royal de Bangkok constitue une visite incontournable. Résidence des rois de Thaïlande de 1782 à 1946, le site abrite de multiples édifices ainsi que la Chapelle royale dans laquelle est exposé le Bouddha d’émeraude.

 

Les dimensions du site sont impressionnantes : quatre murs de deux kilomètres entourent l’ensemble qui s’étend sur 29 hectares et comprend également des temples, des cours et de nombreuses statues.

Quittons Bangkok pour Ayutthaya, avec son célèbre parc archéologique, inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. On peut s’y balader entre les nombreuses ruines de l’ancienne ville en retraçant l’histoire, intéressante, de cette ville avant sa destruction. Autrefois, Ayutthaya était la ville comptant le plus grand nombre de temples. Aujourd’hui beaucoup sont réduits en ruines mais il en reste tout de même quelques splendides à découvrir.

Puis, après un passage rapide par Lopburi, une ville envahie par les singes (tenez bien vos affaires car ils sont voleurs !) j’arrive à Phitsanuloke ville très animée, qui en plus de ces temples, offre un panel de visages souriants.

Les marchés présentent des multitudes de couleurs, senteurs et saveurs exotiques. Tout au long du voyage dans ce pays, les senteurs de fritures vous accompagnent car les thaïlandais ont pour habitude de manger à l’extérieur. Vous laisseriez-vous tenter par ces insectes grillés ?

Puis destination Sukhothai, ville historique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Située à environ 450 kilomètres au nord deBagkok, l’immense cité de Sukhothaï est aujourd’hui en ruine. Le palais en bois de ses rois a disparu. Toutefois, la ville possède encore de nombreux vestiges de temples, construits en latérite et en brique. On y trouve le calme et la sérénité entre les ruines et les points d’eau envahis de nénuphars.

 

Je me dirige ensuite sur Chiang Rai tout en observant le changement de paysage : nous passons par de nombreuses rizières et des champs d’ananas, pour arriver progressivement dans un paysage montagneux à la végétation luxuriante.

 

 

Chiang Rai me dépayse. J’adore la chaleur et l’humidité de cette jungle. C’est une petite ville très pittoresque, où l’on peut déambuler dans les ruelles du marché de nuit. Vous y trouvez de tout et croiserez très certainement des transgenres magnifiques.

 

 

 

Pour ma part petit passage obligatoire dans un salon de massage thaïlandais. Ce petit salon était loin d’être chic aux apparences, mais la qualité du massage a été exceptionnelle.

 

 

 

 

De retour à mon hotêl j’ai même un petit compagnon : un gecko. La taille des fourmis et araignées font le double de celle que nous croisons par chez nous.

 

 

 

La nuit passée à Chiang Rai permet de se rendre rapidement vers un point touristique ; le Triangle d’Or, qui désigne la frontière triangulaire entre le Laos, la Birmanie et la Thaïlande. Je prends un Hang Yao (une pirogue à moteur) pour accéder à la frontière du Laos afin d’y rencontrer une tribu Tibeto-birmane. La tribu Karen s’est installée en Birmanie autour du VIIIe siècle après J-C avant de se disperser un peu partout en Asie du sud-est, et en particulier au Laos et en Thaïlande. Selon la légende, les premiers Karens auraient traversé une longue « rivière de sable » pour s’établir en Asie Centrale: certains y voient une référence au désert de Gobi.

 

 

 

 

 

Très  attachés à la vie communautaire et au respect de la nature, les Karens ont su préserver l’harmonie au sein de leur tribu en se concentrant essentiellement sur des activités agricoles et de tissage. Si la plupart des Karens sont de religion animiste, celle-ci est largement teintée de bouddhisme thaï, ce qui leur a certainement permis de mieux s’intégrer dans la société thaïe.

 

En quittant cette frontière atypique, je prends la route pour Mae Ping. Les paysages montagnards y sont fabuleux. On se retrouve dans la jungle. C’est le lieu où l’on trouve les camps d’entraînement des éléphants. Je reste toutefois un peu réservée en ce qui concerne le bienfait de ces camps, surtout lorsqu’on connaît leur méthodes de dressages qui relèvent davantage de la maltraitance que du soin de l’animal.

Je profite également de cet endroit pour visiter une serre d’orchidée. Le climat ensoleillé et humide est le paradis de ces plantes.

J’arrive ensuite à Chiang Mai, 2ème plus grande agglomération du pays après Bangkok. Cette ville moderne propose beaucoup d’attractions pour les touristes. Et c’est justement son aspect trop touristique qui fait que je ne garde pas un grand souvenir de cette ville. Si vous décidez de flâner dans les ruelles commerçantes, vous enchainez des petites devantures au-niveau desquelles chaque vendeur vous attend, et si vous avez le malheur de dire que vous ne souhaitez rien acheter ils se relaient d’échoppe à échoppe un message sonore et visuel (en tapant sur leurs éventails). Ce qui fait que si jamais vous voulez vous approcher d’un objet, les prochains vendeurs vont vous envoyer paître.   

Visite ensuite du temple Wat Prathat Doi Suthep, un site sacré pour les bouddhistes thaïlandais, avant de prendre un train couchette pour le retour vers Bangkok. 

Dernière visite sur Bagnkok avant mon retour en France. je passe par le quartier chinois, appelé Yawarat, puis me dirige vers le Temple du Bouddha d’Or.

Pour accompagner leurs prières, les bouddhistes déposent une feuille d’or sur les statues de bouddha.

J’ai réalisé ce circuit en juin 2008. Depuis, certains lieux ont peut-être légèrement changé. Mais cette destination reste magique et met plein de couleurs et de sourires dans les yeux.